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Les élèves de 1STMG 1 et 2 au Mamco
Article mis en ligne le 11 février 2016
dernière modification le 10 février 2016

par Jandot-Deboges V.

Voici, sous forme de dialogue, ce que les élèves ont aimé (ou pas) au Mamco (musée d’art contemporain de Genève) qu’ils ont visité en prolongement de leur étude d’un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt, Lorsque j’étais une œuvre d’art.

Compte-rendu des 1°STMG1

Guide : - Bonjour à tous, soyez les bienvenus au Mamco, je serai votre guide pour cette visite.

Elèves : - Bonjour !

Guide : - Nous allons commencer par une oeuvre que je vous laisse découvrir.

Annette Messager, Tortures volontaires

Les élèves se rapprochent en murmurant entre eux sur l’oeuvre.

Elèves : - « c’est bizarre », « quel est le but ? », « que veut il démontrer ? », « pourquoi a t-il voulu disposer les photos comme ça ? »

Guide : - Je vais vous expliquer un peu plus cette œuvre qui a l’air de vous intriguer. Tout d’abord cette oeuvre d’Annette Messager s’intitule Tortures volontaires.

Elèves : - Quel est le but de cette oeuvre ?

Guide : - Le but d’Annette Messager est de dénoncer toutes les sortes de tortures que les femmes s’infligent au quotidien. Annette Messager est une artiste qui fait passer des messages, la plupart du temps ironiques.

Elèves : - Quelles arts pratique Annette Messager ?

Guide : - Annette Messager pratique la photographie, la peinture et la sculpture. Elle aime surtout travailler avec le corps féminin.

Elèves : - Que représente chaque photo ?

Guide : - Chaque photo compte dans son oeuvre, chaque photo correspond à une partie du corps de ces femmes.

Elèves : - Mais pourquoi a t-elle intitulé son oeuvre Tortures volontaires  ?

Guide : - Annette Messager a donné ce nom à son oeuvre car elle voulait montrer que ce sont des tortures que, nous, les femmes, nous nous infligeons à nous-mêmes, elles sont volontaires car choisies par les femmes sans être forcées.

Elèves : - Mais je ne comprends pas, quels genres de tortures volontaires ?

Guide : - Et bien les tortures comme les masques, la crème dépilatoire, le fer à boucler, les bigoudis et toutes les autres futilités. D’ailleurs, n’avez-vous rien remarqué dans le titre de son œuvre ?

Les élèves se regardent entre eux surpris de sa question.

Guide : - non ? Et bien il y a une opposition dans son titre Tortures volontaires. « Volontaire » : on ne se torture pas nous-mêmes normalement. « Torture : on s’attend à des images de guerre , mais Annette Messager nous emmène dans le quotidien de la vie des femmes en braquant le projecteur sur les petites misères quotidiennes que s’infligent les femmes. C’est un lexique de guerre qui montre un paradoxe, comment peut-on se torturer soi-même ? Il rappelle le vieil adage « il faut souffrir pour être belle »

Elèves : - Pourquoi a t-elle disposé les photos comme cela ?

Guide : - Annette Messager voulait tout simplement nous montrer que toutes les photos sont importantes, qu’il n’y en a pas une plus importante que les autres, ce qui serait le cas si elles avaient été disposées de manière triangulaire, d’où la disposition des cadres photos en ovale pour visionner la globalité mais également pour rappeler les photos de famille qui sont disposées sur les murs en mode portrait. Encore une fois, l’artiste fait le lien vers notre quotidien. Selon vous quel est son style ?

Elèves : - A mon avis c’est sûrement du réalisme car ces photos montrent la réalité, dans la vie courante chaque femme s’inflige cela comme vous l’avez dit.

Autre élèves : - et pour moi c’est du fantastique parce que c’est une exagération de la part de l’artiste.

Guide : - Oui, effectivement, c’est un mélange de fantastique et de réalisme mais l’oeuvre penche largement plus vers le réalisme. La visite est maintenant terminée, je vous remercie de votre agréable venue et de vos questions pertinentes. Et j’espère vous revoir bientôt.

Elèves : - Au revoir, à bientôt !

Coraline Dauphin, Sonia Berbar, Marcande Pouyat, élèves de 1STMG1

Compte-rendu des 1STMG2


Les étudiants marchaient lentement, au musée MAMCO, d’oeuvre en oeuvre, en essayant d’en détacher une signification. Ils arrivaient au deuxième étage quand leurs regards s’arrêtèrent sur une oeuvre.

Patrick Hospital, RUE D’ODEUR

Alexandre prit la parole en premier :

"- On aura vraiment tout vu ! Une plaque déguisée en oeuvre d’art...!

- Ce n’est pas une œuvre déguisée, répondit Pauline, c’est juste une forme d’art plus complexe.

- Je ne comprends pas ton point de vue, ce n’est pas complexe, c’est juste une phrase écrite sur une plaque en bronze, ça n’a rien de bien difficile à faire."

Océane regarda Alexandre et acquiesça. Pauline reprit :

"- Au contraire, comme certaines autres oeuvres contemporaines, la complexité se trouve dans le message, s’il y en a un... Jenny Holzer veut choquer avec une phrase tabou.

- C’est vrai que pour ce qui est de l’inscription, c’est plutôt original : elle utilise l’anglais qui est un bon choix de langue car elle est comprise par quasiment tout le monde de nos jours, ajouta Alexandre."

Océane ajouta d’un ton rieur :

" - Cette phrase ne vous fait pas penser à Lorsque j’étais une oeuvre d’art  ? Le plaisir que ressent Tazio quand son “bienfaiteur” le remarque et lui promet la gloire s’il le laisse le “transformer”.

- Oui, en effet, quoique j’aurais plus pensé à la découverte des plaisirs de son sonomégaphore avec les jeunes demoiselles avec qui il passe une nuit !

Les trois jeunes rirent de la référence que Pauline avait faite. Ils continuèrent à avancer et arrivèrent dans une pièce où plusieurs cadres formaient une oeuvre :

" - Un oeil ? Demanda Océane, c’est spécial comme choix artistique.

- C’est un extrait d’un album d’Annette Messager, Les Tortures Volontaires. Je crois que le titre est plutôt clair ! Ironisa Alexandre.

- Des femmes se faisant belles, juste pour plaire à la société, c’est typiquement le “Il faut souffrir pour être belle !” que l’on rabâche, s’indigna Pauline.

- Il n’y a pas que des femmes sur ces images, remarqua Océane, des hommes y sont aussi, sur des machines de musculation. Cela prouve bien que la dictature de la beauté est bien présente. Encore une fois, c’est ce que fait remarquer Eric-Emmanuel Schmitt dans son livre.

- C’est vrai, mais elle fait bien comprendre que l’on s’impose des choses, tout ça pour être considéré comme beau, ajouta Pauline.

- Personnellement, celle qui m’intrigue le plus, c’est cette femme avec du scotch sur le visage ; on voit bien qu’elle n’apprécie pas ce qu’elle endure par la position de ses mains et son regard qui pointe vers le bas ; de plus, le scotch montre que son calvaire va continuer !

- Ca me dépasse ! Ajouta Alexandre."

Ils restèrent plantés devant l’image, avant de continuer leur découverte du musée.

Bayet-Dunn Pauline, Mercier Océane, Bedo Alexandre, 1STMG2

Roman d’E.-E. Schmitt étudié par les élèves

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